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  • Caroline Stephan D.O.

Endométriose et ostéopathie

L’endométriose consiste en la prolifération de l’endomètre, muqueuse qui tapisse la paroi interne de l’utérus, en dehors de la cavité utérine : elle migre dans la cavité abdominale via les trompes utérines et se dépose sur les ovaires, les parois du tube digestif, les voies urinaires, etc.

Ainsi, lors des règles, les cellules de l’endomètre se désagrègent, cela donne lieu à des saignements à la fois dans l’utérus et dans la cavité abdominale. Le sang provenant de l’utérus est évacué normalement, tandis que le sang dans la cavité abdominale y reste.


Le saignement provoque alors une inflammation et donc des adhérences. Ces adhérences entraînent à terme une restriction de mobilité des organes entre eux. C’est pourquoi les patientes atteintes d’endométriose présentent souvent des douleurs menstruelles, des troubles digestifs*, des dyspareunies (douleurs au rapport), voire des troubles de la fertilité.



L'endométriose est une pathologie pouvant entraîner des troubles d'ordre digestif et gynécologique.




Cette pathologie touche 1 femme sur 10 en âge de procréer, c’est-à-dire entre la puberté et la ménopause. Notons que ce chiffre concerne les femmes diagnostiquées aujourd’hui mais que cette maladie est décelée en moyenne avec 5 années de retard.



En cas de suspicion d’endométriose, votre médecin pourra vous prescrire des examens d’imagerie médicale pour confirmer ou infirmer ce diagnostic. Si le diagnostic est confirmé, un traitement hormonal ou chirurgical peut être proposé. Cependant, certaines douleurs peuvent persister.



Votre ostéopathe pourra, parallèlement à la prise en charge médicale, travailler via des manipulations douces sur les adhérences fasciales et les contractions musculaires afin de diminuer l’intensité des douleurs.





La prise en charge médicale de l'endométriose repose sur un traitement hormonal ou chirurgical tandis que la prise en charge ostéopathique consiste en une mobilisation viscérale afin de lever les adhérences tissulaires.



Du fait des douleurs et de l’état inflammatoire les premiers jours du cycle, il est préférable d’aller consulter votre ostéopathe durant la seconde partie de votre cycle menstruel, après l'ovulation (J14).


Plusieurs études scientifiques ont été réalisées sur la prise en charge ostéopathique de l'endométriose. En 2016, par exemple, un article paru dans Geburtshilfe Frauenheilkd et rédigé par Sillem et al. a démontré que les douleurs pelviennes sont significativement diminuées après prise en charge ostéopathique chez des patientes souffrant de douleurs pelviennes chroniques ou d'endométriose.


*Une étude allemande de 2019 suggère que les signes digestifs de cette pathologie peuvent être amoindris par un suivi nutritionnel adapté.

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